MADEMOISELLE

Mademoiselle.

Il paraît que ça ne se dit plus. Mais tu t’en fous. Tu ne te veux  pas  dame. Tu  as encore besoin de talons hauts pour te sentir grande, d’un parfum fort pour transpirer comme une femme, de t’évanouir sous les chagrins avant de pouvoir dire que ce n’était rien.

Tu es souvent trop jeune, souvent trop vieille. Tu n’as pas assez d’expérience alors on te demande de te taire. Tu en as trop et on te supplie de ne pas jouer les êtres austères. Tu as de petits seins, c’est bien mais trop enfantin, ils sont au contraire charnus et ça devient vulgaire. Ta bouche respire la vérité, on te prend pour naïve, tes lèvres prononcent des mensonges et tu deviens stratège. Tu es trop pâle, trop bronzée, trop photoshopée, trop naturelle, pas assez belle. Tu lis trop, tu t’alimentes comme un oiseau (de graines), tu bois comme une adolescente, tu t’enivres à l’eau… De vie.  Tu ne sors pas assez, tu voyages trop, tu ne travailles pas tu te passionnes, tu es trop perchée… Sur ton nuage. Dans ton monde ma rebelle personne n’est parfaite. Tu aimes jouer les somnambules, vivre dans tes rêves en buvant un verre de lait… Froid. Tu baises et tu fumes. Tu chantes à tue tête quand ça ne va pas, tu laisses voler la raison… Loin de toi. Tu leur dit merde, Appelez moi encore et encore et toujours Mademoiselle.

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