Je m’efface…

Cher Flo,
tu as fait naître un verso poétique, une face cachée que tu as éveillée. Elle était belle, elle était fragile, tremblante, elle avait les yeux mouillés. Elle n’arrivait pas à te dire ce qu’elle pensait. Alors j’étais là à te conter ses espoirs, à essayer de t’émerveiller, de t’émouvoir pour que tu l’aimes un peu. Elle me dictait son coeur, ses maux, et je ne faisais que battre les lettres. J’étais le secret de ses sentiments, j’étais ces murmures qu’elle voulait te crier. Tu as fait vivre une flamme qui n’a cessé de jaillir. Tu es loin de t’imaginer à quel point elle t’a aimé. Et comme elle t’aime encore. Tu es loin de savoir à quel point ses paupières se souviennent de ces matins à rêver de toi. Tu es loin d’être ce que tu étais pour elle. Vous avez joué à ne pas ressentir, à ne rien faire vivre, mais tout ce qu’elle m’a fait écrire,  tout ce tu as marqué est resté en son être, est inscrit dans mon livre. Il est facile de dire que ce n’était qu’un jeu, que vous n’étiez pas amoureux, il est faible de penser que ça n’en valait pas la peine. Elle voudrait te dire que tu es le souvenir de ses futurs. Elle voudrait te faire sentir encore ce parfum qui te surprend quand tu es si loin d’elle, elle voudrait t’écrire qu’elle songe à être cette présence que tu étouffes d’enlacements. Moi j’aimerais simplement t’avouer qu’il lui arrive encore de pleurer, que tu es le sujet de ses voeux, cet amour impossible.
Narcisse

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